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28/03/2018

La Nature : Un garde-manger

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   Vous savez qu'il existe quelques lieux dans ce monde où sont entreposées et surveillées toutes les espèces végétales cultivées comestibles. Ce sont des bunkers gigantesques et discrets qui les sauvegardent en cas de guerres chimiques ou atomiques.
On peut saluer cette forme d'entente cordiale internationale pour une fois intelligente, pacifique et apolitique.
En Sibérie et au Costa-Rica sont rassemblées les semences de tous les légumes.
En Corse, un conservatoire regroupe les agrumes du monde entier.
En divers points du globe (toujours volontairement très éloignés les uns des autres) ce sont des arboretum qui se tiennent prêts à repeupler les forêts...

   J'ai donc envie de dire que la Nature (celle qui constitue notre environnement proche) est aussi un sanctuaire, un conservatoire essentiel.
Car... tous nos fruits et légumes ont une origine sauvage, même s'il faut changer de latitude pour trouver la tomate en son état originel !

Si le cœur vous en dit, je vous emmène en cueillette gourmande et gratuite...

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Accueil rafraîchissant en sortie de village : La première cascade.

Pourquoi une CASCADE produit-elle autant d'effet sur les humains ?

- Son nom d'abord est agréable à prononcer, il est presque une onomatopée tant il est sonore.
- Sa vue a quelque chose de magique et de puissant. Notre esprit imagine le parcours souterrain de l'eau qui se purifie sur son trajet tortueux pour ressurgir comme ça, brutalement sous notre nez, à croire qu'elle n'en pouvait plus de sa vie secrète et obscure !
- Son bruit parfois assourdissant se révèle aussi apaisant.
- Ce qu'elle représente nous rassure : Bêtes et hommes ont là de quoi boire, ce qui est essentiel à la vie.
- Les gourmands du végétal apprécient d'y trouver des espèces uniques, comme certaines fougères dont les crosses sont comestibles simplement sautées au beurre, des lichens et des mousses comestibles rares.
Ainsi, nous marquons tous le pas devant une cascade....

Le printemps chasse l'hiver... 

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   Ma promenade a pour but de trouver (au moins) de la mâche sauvage au goût à la fois puissant et doux, proche du cresson. La neige est à peine fondue mais je sais que je vais en trouver.
La "doucette" est une emmerdeuse ! Elle aime recevoir un ensoleillement oui, mais pas plus de 3 heures par jour (sinon elle vire au jaune), si possible le matin (donc pas trop fort).
Elle aime avoir les pieds au frais mais ne veut surtout pas stagner dans l'eau ! C'est pourquoi elle adore pousser sur les vieux murs poreux et sur les pentes de terre sablonneuses orientées à l'Est.

Les bords de routes des Cévennes sont protégés des chutes de pierres et de neige par d'anciens murs solides ; sur ces murailles, je cueillerai ma salade chérie avec un sentiment de zéro risque au niveau des urines animales : les bêtes (y compris les campagnols, mais pas le dahu :-) ne font pas pipi en équilibre !
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Bien entendu, on pourra aussi cueillir la mâche dans les prés humides et pentus en prenant soin d'éviter les lieux souillés par la pollution canine ou les déjections des troupeaux, et ceci partout en Europe.

Alors oui, les rosettes de mâche sont petites et je m'en contrefiche car elles seront délicieuses !!

PETITE RÉFLEXION AU SUJET DES DÉJECTIONS ANIMALES :
Je ne fais que reporter (et suivre) les consignes de sécurité que diffuse chaque ouvrage botanique en matière de cueillette mais.... n'y aurait-il pas là un certain paradoxe ?
En effet, si un troupeau est passé sur un champ, nous nous gardons d'y ramasser des salades.
Pourtant, lorsque le jardinier (amateur ou professionnel) souhaite enrichir sa terre afin que sa récolte soit plus conséquente, il l'amende bien avec du fumier de mouton, d'âne ou de cheval, non ?
Les trois étant rassemblés dans des sacs vendus en jardinerie, non sans attribuer la palme d'or au fumier d'âne !
Et nous, pauvres cueilleurs, nous devrions laisser sur place les magnifiques pissenlits qui poussent sur les crottes de biques ? Tsssss...

… Continuons la balade.....
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Juste à côté de la cascade, un jeune houx a décidé de pousser là !
Encore un capricieux aux mœurs sexuelles déroutantes : Il n'arborera ses belles boules rouges que sous certaines conditions matrimoniales ^^.

J'adore rencontrer le houx pour admirer la découpe originale de son feuillage lumineux qui semble verni de frais.
C'est toujours un grand moment... surtout face à des houx gigantesques, presque noirs et impressionnants.

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Ah te voilà Monsieur Pissenlit !! ENFIN !
Il se torture pour émerger d'un amas de feuilles mortes, certes, mais au moins il est visible et si jeune, si clair, il sera un bonheur de tendreté à déguster en compagnie de quelques croûtons frottés d'ail.

Là encore, je suis prudente quant aux lieux de récolte : Toujours à l'abri des urines animales (parfois porteuses de l'échinococcose, non signalée dans le Sud mais on reste vigilant). Le pissenlit aime aussi les verticales, je le cueillerai donc hors de tout risque.

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Stop, stop, stop !! L'ail des ours se présente en tapis denses à flanc de rivière mais plutôt en bordure d'un bras d'eau calme comme on en trouve avant et après les larges cascades (photo ci-dessus).

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Il ne vit que brièvement en mars/avril, le temps de fleurir et de répandre ses graines, donc si on en trouve il faut le ramasser sans attendre mais toujours en prenant soin de laisser quantité de plants utiles à la survie de l'espèce.
J'y reviendrai quand il sera en fleurs, ses ombelles blanches donnant de superbes bouquets
.
!!!!! Attention à ne pas le confondre avec le muguet (toxique) dont les larges feuilles sont assez ressemblantes.
Mais la confusion sera vite évacuée en froissant une feuille : Une forte odeur d'ail pénètre les narines, pas de doute possible car la feuille de muguet est inodore !

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Et pourquoi ce nom ?
Parce que les ours sortis d'un long hivernage recherchent -avant toute autre nourriture- cette plante médicinale internationale qui sera leur dépuratif et ordonnera la "remise en route" du système digestif et immunitaire tout en donnant un "coup de fouet" aux ours grâce à la forte teneur en vitamine C de toute la plante (feuilles et fleurs).

Chez l'humain, l'ail des ours tout aussi bénéfique sera ciselé dans les salades en remplacement de la gousse d'ail ; on ne perd pas au change car il est digeste, plus fin et plus discret.

J'en fais un "fromage végétalisé" à tartiner, excellent sur du pain de campagne ! :
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>> Cueillir 20 feuilles d'ail des ours, les hacher au couteau (pas de robot qui les "cuirait") en y mêlant 4 ou 5 feuilles de menthe fraîche ou de mélisse (en l'occurrence, j'ai mis 2 feuilles de menthe et 2 de mélisse).

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On ajoute une giclée d'huile d'olive + un peu de sel puis on amalgame le tout en y écrasant un fromage de chèvre frais. Ne pas oublier de poivrer au moulin.

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Ça, c'est du bonheur à l'état pur ! La saveur de l'ail est présente sans dominer celle du fromage, il y a de la douceur, de la chlorophylle, de la finesse et une grande digestibilité.

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Il est difficile de hacher l'ail des ours menu-menu car la feuille est extrêmement fine, presque transparente (plus fine qu'une feuille de laitue) mais même avec un hachis grossier il n'y a aucune gêne en bouche, sa texture se fondant à celle du fromage.

........................................

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Armoise (ou vilaine Artémise ;-)

En voilà une belle saloperie au redoutable parfum camphré !!  Plante classée à la fois toxique et... médicinale ^^
Et oui, ça existe...

De la même famille que l'absinthe et l'estragon, son pouvoir stomachique et emménagogue sera vite provocateur d’épilepsie et allergisant si on dépasse la dose ! Donc, on l'oublie... mais pas les cultivateurs car sa cruauté en fait une plante assassine qui étouffe toutes les bonnes herbes et les anéantit ; du coup, forte de son pouvoir maléfique et hautement traçant, elle envahit les cultures et aucun herbicide n'en vient jamais à bout... Attila, si tu me lis, reviens !!
Même les moutons ne veulent pas brouter l'armoise, c'est dire !

Par contre, en placer des brassées dans les litières évite aux animaux (tous) d'avoir des puces et autres parasites.

En Aubrac, on cuisine toujours le "rôti de veau à l'armoise" parfumé par un petit bouquet de jeunes feuilles qui lui confèrent une léger parfum anisé.
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Notre premier botaniste -Pline- décrétait ceci : "Ceux qui portent un brin d'armoise sur eux n'ont à craindre ni les poisons, ni les bêtes venimeuses, ni le feu, ni le tonnerre".
Quelques feuilles glissées dans les chaussures de randonnée évitent crampes, douleurs et inflammations. D'ailleurs, Napoléon obligeait ses soldats à s'en faire des semelles.
En Chine, on embrase toujours des petits rouleaux d'armoise séchée pour chauffer les points d'acupuncture.
L'armoise est un paradoxe végétal : Cruelle et purificatrice, empoisonneuse et anti-poison....

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Le nombril de Vénus

Salade qui n'a pas l'air d'une salade ! Amoureuse inséparable des vieux murs moussus, elle aime la pierre car elle y fourre ses longues racines qui ont besoin de fraîcheur permanente, c'est une question de survie.
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Croquante et juteuse, c'est un peu ma chouchoute car servie à l'apéro avec une noisette de tapenade noire ou d’œufs de lump dans son petit creux, on offre du beau, du bluffant et du bon naturel !
Et là encore, il n'y a aucune pollution sur les vieilles pierres, surtout à plus d'un mètre de hauteur !

Si on ne veut pas le servir en isolé, le nombril de Vénus apportera sa touche originale et sa rondeur dans une salade où se mélangeront d'autres sauvageonnes :
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.... Continuons...

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L'ortie

Je note les lieux précis où pousse l'ortie (toujours hors pollution) de manière à y retourner en toutes saisons, que ce soit pour les tisanes, les soupes ou les garnissages de tartes et lasagnes.

J'ai même adopté une habitude : Celle de marquer "mon territoire", non pas en urinant tout autour (lol) mais en y plantant un bâton au bout duquel j'enfonce une canette en alu (véritable clignotant sous le soleil), cannettes hélas répandues le long des routes sur tout le territoire...
Ainsi, même lorsque les herbes hautes envahiront la place, je retrouverai mes orties.

Si on peut la récolter en début de croissance, elle donnera le meilleur de ses vertus. Sinon, toujours cueillir les nouvelles feuilles du haut de la tige, les plus anciennes étant amères et moins chargées de principes actifs.

Il faut éviter de conserver les tiges qui sont extrêmement fibreuses (elles servaient autrefois à la confection de textiles rigides) ; pour preuve, si vous mixez la soupe avec les tiges, elles iront s'enrouler autour de l'axe du plongeur et y formeront une pelote bien difficile à détortiller ;-)

Ma technique de cueillette : Un gant ultra léger (fauché à la station service), une paire de ciseaux et un sac receveur.
On coupe une sommité d'ortie que l'on fait tomber directement dans le sac sans qu'on ait besoin de la toucher. Il suffira de renverser le sac dans la soupe.

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>> Compter une petite patate par personne, tranchée en fines lamelles (= cuisson brève) plongées dans l'eau salée et poivrée, agrémentée -si vous y tenez- d'1/2 tablette de bouillon.
Laisser bouillir quelques minutes, tester avec la pointe d'un couteau : Dès que la pomme de terre est tendre, vider le sac d'orties dans la soupe (une grosse poignée par personne), attendre la reprise de l'ébullition, couper le feu, couvrir et laisser ainsi quelques minutes puis mixer le tout, ajouter (ou non) un chouia de crème fraîche.

Grâce à la cuisson courte, la saveur et les vertus de l'ortie sont quasi intactes : Douce, parfumée, très goûteuse mais aussi riche en vitamines A et C, en PROTÉINES (l'ortie est le végétal qui en contient le plus), en principes dépuratifs appréciables en fin d'hiver, composants qui nettoient aussi bien les organes de la digestion que l'épiderme et le cuir chevelu... Une mine de bienfaits !

NOTA : La soupe froide d'orties, en été, sera un régal rafraîchissant si on lui ajoute quelques feuilles de menthe.

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Les violettes
J'en ai fait souvent tout un plat... Cristallisées, confiturées, inclues dans les salades... Pour l'instant je n'ai trouvé que celles-ci, peu parfumées, donc je les laisse en place mais c'est toujours un ravissement de surprendre leur tapis mauve.

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Les légumes racines
Lors des balades printanières il est aisé de repérer (et marquer) les lieux où poussent et fleurissent les salsifis, panais, carottes, topinambours et autres légumes sauvages que l'on arrachera à l'automne et dont la plante défraîchie ne sera plus identifiable.

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Pour les châtaigniers, aucun problème, il y en a partout ! Si je ne manque pas de courage (c'est un travail d'épluchage démentiel), je ferais à l'automne une crème de marrons chocolatée et vanillée.

Vivement le mois de mai pour les cueillettes de poireaux et de fraises des bois, juin pour les framboises et groseilles sauvages...
Le reste de l'année, j'ai mes "coins" à girolles et cèpes car une grosse averse + 2 jours de chaleur = poussée de champignons en n'importe quelle saison !!

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Le Parc Régional des Cévennes (classé patrimoine national par l'UNESCO) a dû imposer une réglementation quant aux cueillettes de Gentiane et d'Arnica afin de protéger ces espèces ; nous aurons droit à 2 tiges par habitant et encore... sur présentation d'une attestation de domicile. Mais je suis d'accord à 100 pour 100 !
La récolte de Cèpes s'en trouve aussi réduite à 2 kg par habitant et par jour, et je serais ravie de ne plus voir partir des remorques entières chargées de tonnes de champignons, ravie de ne plus voir les saccages opérés par les vandales à but de commerce.

Ainsi, la connerie humaine (celle qui fait dévaster les prés et les forêts) engendre de l'emploi : Nous avons désormais des « vigiles des bois »....

Commentaires

Les cueillettes sauvages, un sujet qui me met en joie, mais que je n’en fais pas aussi souvent que je le souhaite car je dois aller assez loin pour trouver des sites bien pourvus et sûrs.
Déjà pour me faciliter les choses, j’ai rapporté de l’ail des ours et de l’egopode pour qu’ils colonisent mon potager .
Cette année le printemps a été stoppé dans son élan, j’etais samedi dernier dans un coin à orties, mais il y en avait si peu que ça ne valait pas la peine de se baisser.
J’espère que ces trésors t’on redonné des forces.

Écrit par : Tomyam | 28/03/2018

Oui merci Tomyam et tu vas voir, avec toute la pluie qui est tombée, tes récoltes seront fameuses, faut pas en douter, simplement cette année, faut passer entre les gouttes pour mettre le nez dehors et nous redoublons de patience....

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

Super ta note Maryse j'ai encore tellement à apprendre avant de cueillir.
Tu as de belles balades à faire avant l'été c'est chouette.
Idem mais je cueille des caches !

Écrit par : Cocotte | 28/03/2018

Super ta note Maryse j'ai encore tellement à apprendre avant de cueillir.
Tu as de belles balades à faire avant l'été c'est chouette.
Idem mais je cueille des caches !

Écrit par : Cocotte | 28/03/2018

Des caches ? Mais kekedi ?

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

Dans le jeu de chasse aux trésors en extérieur Geocachîng

Écrit par : Cocotte | 28/03/2018

Merci Cocotte, capito !

Écrit par : Maryse | 29/03/2018

Bonjour
Maryse tu me fait rêver et remonter des souvenirs d enfance quand j allais avec ma maman dans les bois ramasser toutes sortes de plantes
En ville difficile de trouver des plantes,tout est polluer,par contre sur ma commune pleins d arbres fruitiers, alors la je me régal à en cueillir.
L ail des ours c est un vrai bonheur à déguster, mais il n y en a pas sur lyon,gree....
Bonne journée

Écrit par : Martine | 28/03/2018

Oui Martine, la saveur de cet ail est particulièrement raffinée, dommage que son temps devie soit si court

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

Cette année je cueillerai donc de cet ail des ours qui pousse tranquillement chez mon père maintenant que tu m'as souflé une idée.

Écrit par : cecile75 | 28/03/2018

Si pas de fromage de chèvre Cécile, un autre ira aussi.... Y a des chèvres en Belgique??

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

bonjour !!
penses tu que laver les plantes au permanganate suffit a les rendre propre a la consommation ?
chez moi pas de nombril de venus ni d'ail des ours , je serai curieuse d'en goûter... j'adore les cueillettes de champignons , mures, pissenlits quelques mâches de vigne, je ne vois pas grand chose d'autre par chez moi.merci pour la balade ,je crois que j'entends le petit torrent..
bises Maryse,bonne randonnées

Écrit par : nizou | 28/03/2018

Bizou, hélas seule la cuisson détruit l' eccynococcose et c'est bien embêtant quand il s'agit des fraises des bois.
Mais tu me fais peur avec ta mâche de vigne car les traitements y sont hyper dangereux.
Sois prudente Nizou !

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

Bizou, pas Bizou lol pardon !!

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

Veut pas de N cet enfoiré de téléphone!!!

Écrit par : Maryse | 28/03/2018

Quelle belle fenêtre de soleil sur mes journées enfermées devant cet ordi non stop... Cela donne envie ! mais la Côte d'azur n'a PLUS que très peu d'endroits où trouver de belles choses sauvages à savourer.
Moi, j'adorais aller cueillir les poireaux sauvages dans les vignes... Fini ce temps là, je ne veux pas finir en cagade !

Écrit par : iloula83 | 28/03/2018

Oué sois prudente, 56 traitements en une année sur une vigne, 37 sur les pommiers....
J'ai trouvé à moitié enfouis, des seaux de produits anti mildiou venus d'Espagne (car illégaux en France, vive Internet !!) aux abords d'une vigne en Vaucluse.
J'ai pris des photos pour comprendre les composants une fois rentrée chez moi ;
C'est même pas imaginable ce qu'on nous fait becter, poisons violents, mortels, très dilués certes et... si il y a une erreur de dosage ? On fait quoi ?
On en est à tuer des gens pour faire du profit...
La bise grosse morue ^^

Écrit par : Maryse | 29/03/2018

Aujourd’hui j’ai trouvé la nature jolie.
Le printemps n’est qu’aux prémices, mais il en faut si peu pour redonner vie au paysage: des rayons de soleil un peu plus vigoureux, l’herbe des prairies qui reverdit, quelques pruneliers en fleur, des bourgeons qui gonflent c’est la vie qui revient et après plusieurs mois bien sombre, qu’est ce que cela fait comme bien!

Je suis très fière de la recette que je viens d’inventer.
C’est un mélange de plusieurs autres : j’avais une envie de spaghettis au citron, un citron bio, une grosse boule de céleri impossible à couper, un reste de crème à utiliser rapidement. Donc plutôt que des spaghettis, j’ai réalisé un gratin de céleri sauce citron, mais cette recette pourrait être déclinée avec d’autres légumes de fin d’hiver.

D’abord j’ai fait précuire la boule de céleri dans la cocotte minute 5minutes avec un fond d’eau. Ouf, grâce à cette technique, j’ai réussi à la couper et l’éplucher. J’ai détaillé une partie en fines tranches, le reste sera utilisé plus tard, je ne sais pas encore comment.
Dans un petit plat à gratin, j’ai alterné tranches de céleri et morceaux de jambon cru.
J’ai délayé la crème fraîche avec du lait, j’ai salé légèrement et j’ai rajouté de l’ail, des herbes de provence et le zeste du citron.
J’ai versé cet appareil sur le céleri et j’ai fait gratiner un bon moment au four. Heureusement que le céleri avait été précuit, car sinon je crois qu’il serait resté bien dur.
Au moment de servir, j’ai arrosé ma portion de gratin avec du jus de citron et c’etait délicieux ! Je n’avais pas de parmesan, mais cela ne m’a pas manqué.
Je veux bien des idées pour le reste du céleri !....

Écrit par : Tomyam | 28/03/2018

Miam ! Effectivement, citron et céleri, t'as trouvé un beau mariage Tomyam!
Hélas pour ta question "recyclage", je n'ai pas de réponse ; j'ai testé en soupe et j'ai trouvé le parfum du céleri trop fort, trop présent, même mêlé aux patates.
On va voir si nos cousines ont des idées lumineuses...

Écrit par : Maryse | 29/03/2018

Bah finalement, une soupe minestrone pour le soir et de la salade pour le lendemain, il n’en reste déjà plus!

Écrit par : Tomyam | 29/03/2018

Je le savais , je- le- sa-vais !
dans l'ombre de son ordi boudeur parce que pas fichu , le bougre, de savoir quels doigts d'or allaient faire chanter son clavier , Maryse regardait, se baladait , se penchait, humait , titillait les petites plantes modestes , cueillait où se promettait de cueillir, et pensait à nous ...
et voilà donc une première fenêtre ouverte au bout de l'absence..qui donne envie de mettre le nez dehors, de prendre bottes, panier et couteau et de suivre Maryse .
Rien que les plantes qu'elle nous propose ont des noms à nous faire oublier le glyphosate : ail des ours, nombril de vénus , doucette .. que des plantes à jouer à la dînette et à appeler les fées au secours pour qu'elles luttent contre l'ogre Monsanto : une pure merveille .

au pays de Maryse tel qu'elle nous le fait découvrir je suis juste une citadine exilée qui retrouve enfin son pays, sa langue natale campagnarde et toutes les émotions qui vont avec

bises à tout le monde

Écrit par : jacquote | 28/03/2018

Ah... Jacquote, c'est si bien vu : Des plantes à dînette ou plantes de fées !!
Tu ne crois pas si bien dire : Parfois, en avançant je me demande si quelques petits elfes (un pléonasme ;-) ne vont pas me sauter au pif ou se moquer de moi ^^
De plus, ces "activités" sont souveraines sur le mental : J'ai eu force emmerdes en m'installant et les cueillettes ou les simples balades sont des bouffées hautement salutaires.
La Nature soigne ET nourrit !!

Écrit par : Maryse | 29/03/2018

coucou tout le monde ,hé ben Maryse a retrouvée la nature les balades super !!bon ici le printemps a montrer le bout de son nez mais là ce matin 2 degres ça fait frais tout ça, c est pas aujourd'hui que l on va ranger les doudounes ,hier il a plu toutes la journée du coup pas de balade possible ,bon pas trop le temps non plus agenda bien chargé jusqu`au mariage de notre fils ,et mon mari qui veux partir en vacances ??
bon aller bonne journée
bises de tout en haut de la France
caro59

Écrit par : caro59 | 29/03/2018

Caro, envoie-moi ton mari, je vais lui en faire passer moi des vacances, tiens !! ^^

Écrit par : Maryse | 29/03/2018

Quel bonheur de lire tes reportages Maryse...
CA me donne envie de venir te voir!

Écrit par : Pepou | 29/03/2018

Coucou,
oui,oui on a des chèvres en Belgique je confirme j'en ai même deux dans mon jardin!( mais je fais pas de fromage) près de chez moi il y a aussi une chèvrerie qui vend du fromage mais je n'y suis pas encore allée.
Sinon tu te plais? Et tes petits chats ils s'habituent à la campagne?
Bisous

Écrit par : katleen | 29/03/2018

MDR ! Quel soulagement : Les ami(e)s belges ont des chèvres !! Et oui je me souviens de tes "biquettes" sur ton blog katleen...

Écrit par : Maryse | 30/03/2018

Bonjour à tous!
Quel plaisir de te lire à nouveau Maryse et de lire tous ces commentaires si jolis et si poétiques!
Maryse, je vais imprimer - si je peux, mon imprimante est un peu fatiguée en ce moment! - ton texte avec les photos. Ainsi quand je me promènerai, je n'aurai aucune excuse pour ne pas reconnaître les plantes bonnes à consommer. Pour l'instant, mes connaissances sont plutôt limitées: ortie, poireau sauvage, asperge sauvage, la violette et peut-être encore une ou deux.
Merci et sois heureuse dans ta nouvelle région!

Écrit par : Adeubé | 29/03/2018

C'est déjà pas mal pour remplir un panier Adeubé et puis faut pas oublier les versions cuites : Garnir des lasagnes ou des tartes salées avec des feuilles d'orties et des pissenlits, c'est succulent aussi !
Et merci, ça commence à aller, les habitants sont vraiment adorables (même si un peu curieux ^^) c'est important l'accueil.

Écrit par : Maryse | 30/03/2018

Rhôôô merci pour ces balades gourmandes. Mais comme Adeubé, mes connaissances des plantes comestibles sont aussi limitées. Et pour les champignons, à part les trompettes de la mort et l'amanite tue mouche, néant total !
Nombril de Vénus, que ce nom est joli :)

Écrit par : Sandra | 29/03/2018

De rien Sandra, zavez pas fini de brouter avec moi.... ^^

Écrit par : Maryse | 30/03/2018

Les commentaires sont fermés.