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23/12/2016

Boissons chaudes au coin du feu

   Bonjour tout le monde !

Sans doute le dernier post de l'année... Il concerne une récente sortie en librairie et un cadeau qui me semble sympa, à bien cibler.

Boissons chaudes au coin du feu.jpg
Il s'agit d'un coffret qui contient un livre de recettes + un mug et son "pull" tricoté et boutonné ^^

BOISSONS CHAUDES AU COIN DU FEU est édité par Larousse et coûte 12,90 €, ce qui est assez raisonnable.

On y trouve des recettes originales : Lait-caramel, Rhum-coco, le normand, le vin des cigales...

Voilà ! Peut-être une idée cadeau de dernière minute ?

Dans tous les cas, je vous souhaite à toutes un très joyeux Noël, nous aurons une pensée toute particulière pour notre Alexisfrombrussels mais aussi pour toutes les personnes qui -dans un monde devenu fou- se retrouvent isolées, déchirées et dans la tourmente.

Très bonnes fêtes de fin d'année, je vous aime toutes, régalez-vous un max et à la "revoyure" !!!

26/02/2016

De la désobéissance ou des relations mère-enfants

   MDR ! Les fabulistes sont (à mon sens) les pères des créateurs de BD et de dessins animés : Eux seuls font parler notre langage aux animaux et une carpe qui jacte, c'est amusant...

J'ai trouvé deux cartons pleins de livres dans mon local poubelles ; d'abord, je ne comprends pas qu'on balance la culture comme un détritus et ensuite, j'ai tout raflé !

Dans ce lot il y a le livre des fables de Florian, un auteur un peu dans l'ombre de Jean de la Fontaine.

Une de ses fables traite de la désobéissance et du fossé inter-générationnel !
Allez, on remonte le temps pour se retrouver en 1792 quand la Seine était empoissonnée et non empoisonnée :

La Carpe et les Carpillons.jpg
   LA CARPE ET LES CARPILLONS

— Prenez garde mes fils, côtoyez moins le bord, suivez le fond de la rivière ! Craignez la ligne meurtrière du pêcheur ou l'épervier plus dangereux encore !

C'est ainsi que parlait une carpe de Seine à de jeunes poissons qui l'écoutaient à peine...

C'était au mois d'avril : Les neiges, les glaçons fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes ; le fleuve, enflé par eux, s'élève à gros bouillons et déborde dans les campagnes.

— Ah ! Ah ! criaient les carpillons, que dis-tu carpe radoteuse ? Crains-tu pour nous les hameçons ? Nous voilà citoyens des flots orageux. Regarde : on ne voit plus que les eaux et le ciel, les arbres sont cachés sous l'onde, NOUS SOMMES LES MAîTRES DU MONDE, c'est le déluge universel !

— Ne croyez pas cela, répond la vieille mère, pour que l'eau se retire il ne faut qu'un instant : Ne vous éloignez point, et, de peur d'accident, suivez, suivez toujours le fond de la rivière.

— Bah ! disent les carpillons, tu répètes toujours les mêmes discours ! Adieu mère, nous allons voir notre nouveau domaine !

Parlant ainsi, nos étourdis sortent tous du lit de la Seine et s'en vont nager dans les eaux qui couvrent les campagnes.
Qu-arriva-t-il ? Les eaux se retirèrent et les carpillons demeurèrent.
Bientôt ils furent pris et bientôt ils furent frits !

   Pourquoi quittaient-ils la rivière ? Pourquoi ? Je le sais trop, hélas !
C'est qu'on se croit toujours plus sage que sa mère, c'est qu'on veut sortir de sa sphère, c'est que... c'est que... Je n'en finirais pas...